Eglise catholique - Diocèse de Cambrai - Cathocambrai.com

À La Sentinelle

les Fils de la Charité ont un sacré cœur

le Dimanche 18 fév 2018

À La Sentinelle, l’église Sainte Barbe a fait l’objet d’un petit chahut médiatique*.

Parole est donnée à l'équipe des Fils (f.c) qui en ont la charge.


En cette année du centenaire de la fondation de leur institut par le père Jean-Emile Anizan (1853-1928), Jean Ménétrier, curé modérateur de la paroisse Saint Vincent de Paul, assisté de Frédéric Tonquédec, curé solidaire, et de Francis Bar, contributeur du site de la paroisse, revient volontiers sur l’origine de l’affaire : « Après que la croix et le coq aient déserté le sommet de l’église, j’ai trouvé salutaire qu’un sentinellois s’émeuve du nouveau visage de l’église rénovée, propriété de la commune. Un citoyen qui s’intéresse à la vie et au patrimoine, c’est positif, non ? Avec l’équipe, il nous paraît essentiel d’interroger la municipalité, savoir ce qu’elle veut faire du bâtiment, ce qu’elle en attend et avec qui ? Pour notre part, le fait qu’il n’y ait plus de messes depuis quelques années rend plus difficile notre présence. Elle s’exprime surtout lors des funérailles où, rencontrant une à une chaque famille, nous exprimons notre peine, notre proximité et notre amitié ». Sentir ce qui se passe, « humer » la vie des gens ordinaires, c’est ce qui caractérise l’optique pastorale des Fils de la Charité, seuls prêtres religieux dans le diocèse, au cœur du doyenné de Valenciennes. « Le lien avec les personnes reste notre priorité, souligne le père Frédéric, car ce sont elles qui nous convertissent ». Le père Jean, lors des vœux de la paroisse, a eu ces mots : « Ayons le souci de chacun (e), soyons à l’écoute des jeunes, pour qu’ensemble la paroisse réussisse ». Autour d’une Ricoré qu’il a préparée pour la rencontre, il va plus loin : « L’Eglise actuelle va disparaître progressivement ; à mon sens, son avenir est dans notre conversion à faire et dans la redécouverte de la Parole de ce Dieu présent qui est avec nous, de notre côté, si nous décidons d’avoir besoin de lui… Alors, un signe s’en va -la croix, le coq-, mais quel signe sommes-nous capables de poser là, maintenant ? ».

Une pastorale diaconale

Tant avec Bernard, le « Fils » aîné qui rend nombre de visites à domicile, dans les quartiers, et aimerait lancer une équipe Lourdes Cancer Espérance, qu’avec René, écrivain-poète, auteur d’un blog et aumônier diocésain de la fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées (FCPMH), Jean et Frédéric veulent continuer à s’inspirer du rassemblement national Diaconia (Lourdes, 2013) pour la pastorale des quartiers populaires de la paroisse : La Sentinelle, les faubourgs (Paris, Cambrai), la cité Dutemple ou encore Saint Waast. Le père Jean, aumônier de la maison d’arrêt, intervient aussi dans la pastorale des jeunes du lycée privé technologique Dampierre. « Avec les deux fraternités Anizan -une quinzaine de laïcs- qui cheminent à nos côtés, nous nous situons volontairement dans une certaine résistance. Ce serait beau d’écrire ce qui se vit… ». Deux nouvelles sont déjà à partager : l’appel décisif auquel répondront, le 18 février, à Caudry, Brittany, Léa et Angélique, avec 91 catéchumènes du diocèse ; et l’entreprise Paschal (art campanaire, basée à Wimereux) qui a envoyé un mail informant de la restitution de la croix et du coq, dès que ce sera possible, en mairie : une destination provisoire, définitive ? A suivre.

                                                                       Ph. C

Article publié par Cassien M • Publié Dimanche 18 février 2018 • 187 visites

Haut de page